généalogie Fabretti-Delarasse
J'ai toujours été attiré par les croix, et le bout du chemin étant proche, le moment est venu de faire,
au-delà d'une simple compilation, un voyage dans la droite ligne de ce blog 'génempathique".
LA CROIX
Croix, du mot latin crux "gibet" "potence", prend le sens de "torture morale" et désigne le tourmenteur.
Il y aurait 385 croix dont 9 symbole religieux : Grecque, Latine, de Saint-Antoine ou Tau, Ankh ansée, de Saint André, Gammée, de Malte, de Lorraine, perronnée.
On trouve la croix grecque en Chine Inde Chaldée Assyrie Phénicie Égypte Gaule Mexique Pérou... et Pythagore...
CROIX GRECQUE
Initialement, dans l'Empire Romain d'Orient, où l'on parle le grec, les églises présentent un plan basilical, qui, au Ve siècle,
cède la place au plan centré en croix, coiffé d'une coupole.
La plupart des églises d'Orient (Église orthodoxe) sont bâties sur ce plan, qu'on trouve également dans l'Église catholique,
comme la basilique Saint-Marc à Venise (Xe s).
La symétrie symbolise équilibre, harmonie, unité, connexion entre royaumes divin et terrestre, foi en l’omniprésence de Dieu.
CROIX LATINE
dont la traverse est élevée. Croix haute, haute croix, croix de la Passion, croix de calvaire, calvaire
La croix de Jésus symbolise la foi en la Chrétienté et au mystère de la Sainte-Trinité.
- 1ère tradition : 4 types de bois auraient servi dans sa conception, cèdre, cyprès, olivier, palmier.
- autre tradition médiévale, Évangile apocryphe de Nicodème : elle aurait été taillée dans le bois de l’arbre
qui a poussé sur la tombe d’Adam, graine de l'Arbre de Vie, à Jérusalem, sur le lieu même de la crucifixion.
Salomon le fait abattre pour servir de bois d’œuvre à la construction du Temple, puis du pont de Siloé.
La Reine de Saba se serait repentie devant cette poutre, pressentant qu’elle sera utilisée pour fabrication de la Sainte-Croix.
- autre version : elle aurait été construite en pin, essence des morceaux de la Vraie Croix retrouvée plus tard,
conservés dans des reliquaires, les staurothèques.
À la fin du IVe s, l’Impératrice Hélène, mère de l’Empereur Constantin, découvrit la Croix de Jésus et celles des deux larrons, lors du pèlerinage en Palestine de 327. Le culte de la "Vraie Croix" est lancé.
Nicodème
Un des premiers disciples de Jésus, Pharisien membre du Sanhédrin. Il détaille, dans son évangile apocryphe du IVe s,
le procès, la mort, la Résurrection et l'Ascension du Christ.
Dans l’Évangile de Jean, il aide Joseph d’Arimathie à la mise au tombeau de Jésus, apporte cent livres de myrrhe et d'aloès
pour l'embaumer (Jean 19. 39...).
Joseph d'Arimathie
Notable juif, membre du Sanhédrin, qui procède à la descente de croix et à l'inhumation de Jésus.
Selon des légendes médiévales, il aurait recueilli le Sang du Christ dans un vase, le Saint Calice, ou Saint Graal
dans le cycle arthurien, et aurait participé à l'évangélisation de la Grande-Bretagne avec l'apôtre Philippe.
Salomon
Roi de l'ancien Royaume d'Israël, réputé pour sa richesse et sa sagesse, fils de Bethsabée, il succède à son père, le Roi David,
fondateur de la lignée des Rois de Juda, et bâtit en sept ans la première Maison de Dieu, le Temple de Jérusalem (ou de Salomon).
Le jugement de Salomon.
Il figure aussi dans le Coran.
La Reine de Saba
A régné sur le royaume de Saba, au Yémen au nord de l'Éthiopie et en Érythrée.
La Reine de Saba arrive à Jérusalem à le tête d'une grande suite, avec des chameaux portant des épices, beaucoup d'or
et de pierres précieuses. Elle pose au Roi de nombreuses questions ; impressionnée par la sagesse et la richesse de Salomon,
elle lui offre cent vingt talents d'or, une très grande quantité d'aromates, des pierres précieuses, du bois précieux qui fera des balustrades pour la Maison de l’Éternel et le Palais, des harpes et des luths pour les chantres.
Salomon lui offre également des présents dignes d'un roi, pour son retour.
Jésus est amené devant le tribunal du Sanhédrin pour "blasphème" (Fils de Dieu).
La condamnation des prêtres ne suffisant pas à la mise à mort de Jésus, les autorités religieuses juives avertissent Ponce Pilate du grand danger représenté par ce soi-disant Fils de Dieu, afin qu'il valide condamnation à crucifixion.
INRI Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum "Jésus le Nazaréen roi des Juifs", plus précise que "de Nazareth" qui n'existait pas.
D’après l’Évangile de Marc, Jésus a été crucifié à la troisième heure avant de mourir à la sixième.
Il serait donc resté trois heures... alors que les crucifiés agonisaient en une semaine à dix jours.
Les protestants ont choisit la croix christique, sans représentation du Christ, les catholiques le crucifix à son effigie.
Selon les époques et branches du christianisme, on se signe en portant deux, trois ou cinq doigts sur la poitrine
pour terminer épaules gauche - droite pour les catholiques, droite - gauche chez les orthodoxes.
TAU ou CROIX DE SAINT-ANTOINE
Dernière lettre de l’ancien alphabet hébreu, accomplissement du mot entier révélé pour Dieu,
marque apposée sur le front des hommes devant être sauvés, différenciés de ceux qui ont commis des crimes
dans le livre d’Ézéchiel, l’Ancien Testament.
Rapprochement Tau - Oméga, dernière lettre de l’alphabet grec, le Christ étant "l’Alpha et l’Oméga" dans le livre de l’Apocalypse.
Associée à Saint-Antoine d’Égypte et Saint-François d’Assise, brodé sur la robe de bure à capuchon des religieux
de l’Ordre Hospitalier de Saint-Antoine (Antonins), et au bout de leur chapelet, le Tau est devenu le symbole fort
de l’Ordre des Frères Mineurs (O.F.M.) ou Franciscains : pénitence, humilité, dévotion, sacrifice, vie, salut.
Saint-François signait ses lettres, bénissait, utilisait fréquemment ce signe d’élection divine, force, réconfort, paix, bénédiction, sur les maisons, murs, arbres, le mur de l’Ermitage de Fonte Colombo, et l’aurait même imprimée sur son front.
Saint-Antoine de Padoue (1195-1231), Fernando Martins de Bulhões, né à Lisbonne d’une famille noble et militaire,
est un prêtre franciscain prédicateur de renom et thaumaturge, le premier grand théologien franciscain,
Maître de doctrine spirituelle, canonisé en 1232, Docteur de l’Église en 1946.
Entré à 15 ans chez les Chanoines de Saint-Augustin, il prend l’habit des frères mineurs Franciscains, quelques années plus tard, sous le nom d’Antoine, en référence à Saint-Antoine ermite Père du désert, s’embarque pour l’Afrique, tombe gravement malade pendant la traversée, rebrousse chemin pour le Portugal, mais une violente tempête l'oblige à accoster sur les côtes de Sicile.
Après deux mois de convalescence, il part pour Assise où Saint-François réunissait tous les frères franciscains
pour le grand chapitre de la Pentecôte.
Doué d'un grand don de prédication, on lui demande de combattre l’hérésie cathare, répandue dans la région.
Il parcourt les routes d’Italie et du sud de la France. En 1223, Saint-François lui demande d’enseigner la théologie
aux frères franciscains. Les premières écoles de théologie franciscaine sont fondées. Après la mort de François,
Antoine retourne en Italie en tant que supérieur provincial du nord. Il s’attache à la communauté de Padoue
où il s’installe définitivement à partir de 1230, y exerce un ministère de confession, défend les droits des pauvres.
Patronages : animaux, navigateurs, amoureux, femmes enceintes, personnes âgées, amputées, pêcheurs, peuples opprimés,
hôtesses de l’air, Brésil, Italie, Saint Patron du Portugal, Lisbonne, invoqué contre les famines et naufrages,
pour retrouver objets et personnes perdus et pour le bon déroulement des moissons.
Saint-Antoine est mort un 13 juin, chiffre devenu symbolique :
- Tredicina : les treize jours de prière en préparation de sa fête
- Il pouvait accomplir 13 miracles en un jour. Les fresques et bas reliefs de la basilique Saint Antoine de Padoue en représentent les scènes :
- Le miracle eucharistique de la mule : un hérétique défit Antoine, lui demandant de prouver par un miracle la présence réelle de Jésus dans l’hostie. On amène une mule affamée, lui présente d’un côté du fourrage, de l’autre le Saint-Sacrement. L’animal s’agenouille devant l’hostie consacrée. L’hérétique se convertit sur le champ.
- Le nouveau-né qui parle : une femme met au monde un enfant que le père refuse de prendre dans ses bras, le croyant fruit d’un adultère. On cherche frère Antoine pour apaiser la colère de l’homme. Le saint demande directement au nouveau-né d’exprimer clairement qui est son vrai père : le bébé fixe son père et, ne pouvant bouger emmailloté, dit : “Mon père, le voici ! ”
- La résurrection du petit Thomas : une mère, sortie de sa maison, laissant son petit garçon, Tommasino, seul à jouer, le retrouve noyé dans un baquet d’eau. Elle appelle frère Antoine, promettant d’offrir autant de pain que le poids de l'enfant s’il revient à la vie. Le saint moine ressuscite le petit et la mère tient sa promesse.
- Le pied rattaché : Un jeune homme se confesse à saint Antoine, avouant avoir donné un violent coup de pied à sa mère. Le saint lui dit sévèrement : “le pied qui frappe la mère ou le père mérite d’être coupé à l’instant”. Pris par le remord, il se tranche le pied. Saint-Antoine apprenant la nouvelle accourt et remet le pied à sa place. Le jeune homme se relève et loue Dieu en dansant de joie.
- Le cœur de l’avare : Un homme très riche meurt, ses proches sont réunis pour ses funérailles. Frère Antoine, présent, troublé, s’écrie : « Ce mort ne doit pas être enterré dans un lieu béni, car son corps est sans le cœur ». Un médecin ouvre la poitrine du mort, constate que le cœur n’y est pas. On le retrouve dans le coffre-fort.
- Le sermon aux poissons : Frère Antoine prêche à Rimini, mais le peuple l'ignore et n’écoute rien. Antoine va alors sur le rivage et crie aux poissons : “Puisque les hommes ne veulent pas entendre la parole de Dieu, c’est à vous que je vais l’annoncer”. Alors, les poissons, par milliers sortent la tête de l’eau, s’agitent et frétillent, manifestant leur joie d’écouter les paroles de louange.
- La source miraculeuse : Des religieux supplient le père franciscain de trouver de l’eau près de leur monastère. Antoine se met en prière, une eau claire et abondante jaillit à ses pieds. En elle guérit les malades.
- La vision de l’Enfant Jésus : Un jour, à Camposampiero, on voit saint Antoine, seul, recueilli en prière, en pleine extase tenant l’Enfant Jésus dans les bras. Toute sa vie, il aura une profonde dévotion à l’Enfant Jésus, et juste avant de mourir, s’écrie encore une fois : “Je vois mon Seigneur !”.
Padoue est une ville italienne de Vénétie, au nord de la péninsule dans la plaine du Pô, à moins de 40 kilomètres de Venise.
Tite-Live, originaire de Padoue, Virgile et Tacite, présentent le Troyen Anténor comme fondateur de la ville.
Patavium, ancienne cité vénète de la plaine du Po, devint, sous Auguste, partie de la 10e région romaine.
En 89 av. J.-C., la communauté de Patavium a le droit d'élire ses magistrats, intégrer les légions, occuper des fonctions
donnant des droits et obtenir la citoyenneté romaine. En 49, Jules César lui donne la pleine citoyenneté romaine.
452 - 598, attaque des Huns, des Ostrogoths, partie de la Venise maritime, échoit aux Lombards
XIe s, principauté ecclésiastique, puis révolte, conseil général (assemblée législative), credenza (assemblée exécutive)
XIIe s, Podestat
XIIIe s, université (Galilée y enseigne de 1592 à 1610), Basilique pour accueillir les reliques du Saint, suite de sa canonisation, façade romane, dômes byzantins, tour centrale et campanaires gothiques.
La Basilique Pontificale Saint-Antoine, est le principal monument de la ville, un des plus grands chefs-d’œuvre du monde.
Reconnu comme "sanctuaire international" par le SaintSiège, il est l’un des lieux de culte les plus fréquentés du monde chrétien. Forte influence de la Basilique Saint-Marc de Venise, structures massives et imposantes de style roman,
abside à neuf chapelles rayonnantes de style gothique.
Communauté juive dès le moyen-âge
1405 - 1544, Domaines vénitiens de la Terre ferme
1797, Empire Autrichien
1866, Royaume d'Italie
1915, Padoue est le centre de commandement principal de l'armée italienne
Le Prato della Valle est la plus grande place d’Italie. Son canal circulaire entouré de dizaines de statues d'illustres philosophes, écrivains, savants, médecins la rend unique au monde.
Saint-Antoine le Grand, Antoine d’Égypte, Antoine l’Ermite, Saint-Antoine du désert, est le père du monachisme chrétien.
Fortuné, propriétaire terrien de Haute-Égypte, né à Hérakléopolis vers 251, il se dépouille de tout ses biens après avoir entendu l’évangile de Saint-Matthieu (19, 16-22) dans lequel Jésus dit à un jeune homme riche : "Si tu veux être parfait, va,
vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi",
et se consacre au Seigneur, vit en anachorète en plein désert entre prière et travail.
Il subit, pendant vingt ans, de nombreuses tentations du diable et démons, mais résiste avec l’aide de Dieu.
De nombreux disciples viennent suivre ses enseignements, et vers 307, Hilarion de Gaza vient lui demander conseil
pour fonder un monastère, l’un des premiers de la chrétienté.
A sa mort, en 356 à 105 ans, il laisse de nombreux monastères suivant son modèle de vie. Son tombeau est découvert, vers 561, dans une palmeraie proche de la Mer Rouge. Ses reliques ont été ramenées par un chevalier chrétien en Dauphiné, au XIe s,
à la Motte-Saint-Didier, devenue La Motte-Saint-Antoine après la construction de l’abbaye de Saint-Antoine.
Saint Patron des militaires de la Légion Étrangère, papetiers, faiseurs de brosses et paniers.
Saint-François d'Assise
http://fabretti.eklablog.com/giacomo-jaime-fabretti-a168013898
Giacomo FABRETTI, Ministre Général de l'Ordre de Saint-François d'Assise de 1659 à 1665
Protecteur de l’environnement et des animaux, particulièrement des oiseaux, patron des organismes
pour la protection des animaux et des personnes qui y travaillent, écologistes, environnementalistes, de nombreuses villes et/ou régions d’Europe et États-Unis, invoqué pour le maintien de la paix, ne pas mourir seul, combattre le feu.
Les chantres (conducteurs de louange) et chrétiens d’Éthiopie utilisent encore aujourd’hui le maquamaya
dans les chants et danses liturgiques. Ce bâton de prière en tau remonte au VIe s, à Saint Yared.
Les cultes néo-gnostiques maintiennent ce symbole, arboré par les évêques de l’Église gnostique de France.
La croix de Saint-Antoine est largement utilisée en héraldique.
Ankh 
ou "croix ansée", symbole du don divin de la vie éternelle "la vie qui reste après la vie", était associée à la déesse Isis.
On trouve ce symbole en 3150 à 2613.
Les premiers chrétiens coptes faisaient usage d’une croix presque identique à l’Ankh, la "crux ansata" croix avec un manche,
la différence se trouvant au niveau de l’anneau ovale remplacé par un cercle.
Baptisé par Jean-le-Baptiste sur les bords du Jourdain.
Vit de la pêche avec son frère. "Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d’hommes".
Souvent intermédiaire entre les gens et Jésus, il a prêché en Judée, Galilée, Jérusalem, Asie Mineure, Russie ? fait des miracles, guérisons, résurrections, exorcismes...
Saint sauroctone, il débarrasse la ville d’Aix-en-Provence de son dragon.
Patron de l’église de Constantinople, Saint Patron de l’Écosse, particulièrement vénéré par les Catholiques et Orthodoxes
qui lui rendent hommage le 30 novembre.
Crucifié sous l’Empereur Néron en 62-70, à Patras en Grèce, sur une croix en X, convaincu de ne pas être digne de mourir
dans la même position que son maître, en pendant à la croix de son frère crucifié tête en bas, le corps inondé de lumière divine
qui disparut lorsqu’il rendit l'âme.
Croix gammée
La plus répandue dans l'Antiquité : Hittites Allemands Scandinaves Celtes, Grèce Italie Gaule Bouddhisme, Hindouisme, Deux sens :
- svastika tourne à droite, principe masculin construction
- sauvastika à gauche, principe féminin destruction
En Chine, elle transmet pluralité, abondance et longue vie, au Japon, abondance et prospérité.
svastika, roue solaire, également appelée croix d’Odin.
CROIX DE MALTE
ou croix de Saint-Jean.
En 1080, le frère Gérard hérite de la tunique noire des moines de l’église amalfitaine de Sainte-Marie-Latine
après avoir créé l’hostellerie ou l’hôpital de Jérusalem.
D'origine inconnue, la croix a été utilisée pour la première fois par les chevaliers chrétiens
membres de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem,
1126. Croix blanche à 8 pointes apposées sur la tenue noire des desservants de l’hôpital (de sable à la croix d'argent).
L’ordre refait usage de cette croix blanche, sur fond rouge à l’image du pavillon de la flotte de l’Ordre.
(de gueules à la croix d'argent).
Installés à Malte, 1530 - 1789, ils lui donnèrent ce nom.
Ordre Souverain de Malte.
Ce n'est qu'en 1946 que les Hospitaliers fixent la forme à huit pointes, associées :
- aux huit nations médiévales des membres de l’Ordre :
Auvergne Provence France Aragon Castille (Portugal) Italie Bavière Angleterre incluant Écosse et Irlande.
- aux huit obligations des chevaliers :
Honnêteté, foi, repentie des pêchés, modestie, respect de la justice, pitié, liberté, force face aux persécutions.
- aux huit vertus chrétiennes :
Loyauté Pitié Franchise Courage Gloire et honneur Mépris pour la mort
Solidarité envers les pauvres et malades Respect pour l’Église.
- aux huit béatitudes énumérées par Saint Matthieu :
Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux
Heureux les affligés, car ils seront consolés
Heureux les doux, car ils posséderont la terre
Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu
Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.
CROIX DES TEMPLIERS
Les chevaliers chrétiens reprennent Jérusalem en 1099.
En 1120, Hugues de Payns, chevalier français, neveu de Bernard de Clairvaux, contacté par des initiés arabes,
concrétise son ordre militaire la “Milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon”
pour “garder voies et chemins contre les brigands, pour le salut des pèlerins”, futur "Ordre du Temple", qui,
à partir de 1129 œuvre officiellement à la protection des pèlerins, la reconquête militaire.
La règle, rédigée par Bernard de Clairvaux, emprunte à Saint-Augustin mais en majeure partie à Saint-Benoît,
adaptée à la vie active et militaire.
Chevaliers ou frères nobles portaient un manteau blanc, symbole de pureté de corps et chasteté,
les frères sergents paysans, un manteau de bure.
1147 le Pape Eugène III leur attribue la croix pattée rouge sur fond blanc (d'argent à la croix pattée de gueules).
Souffrance et sacrifice du Christ. Courage, force, dévouement.
Croix pattée, croix affinée, croix pattée alésée arrondie, à ne pas confondre avec la croix de Malte, ou la croix potencée.
http://fabretti.eklablog.com/1145-l-hypothese-templiere-a175207842
CROIX TEUTONIQUE
Ordre Teutonique, Ordre des Chevaliers Teutoniques
1190, des pèlerins de Brême et Lübeck fondent un hôpital de campagne lors du siège de Saint-Jean-d'Acre.
1191, le Pape Clément III offre privilège et protection, droit de nommer leur Maître et enterrer tout chrétien.
Les frères font vœu de chasteté, pauvreté, obéissance.
1198, militarisation, titre de Croisés, combattent en Terre Sainte Prusse Lituanie.
Protection des pèlerins chrétiens sur le chemin d’Acre.
Messe selon l'Ordre des Templiers (clercs, chevaliers), l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (hôpital, pauvres).
Administration selon la règle de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (pauvres et malades),
l'Ordre des Templiers (clercs, chevaliers).
Habit blanc, croix pattée noire (d'argent à la croix pattée de sable). La croix de la Wehrmacht.
Abrègement de leur influence à partir du XVe siècle, anéanti en 1809 par Napoléon.
Croix de Lorraine
ou patriarcale.
Barre supérieure chargée de l'inscription "INRI" "Jésus de Nazareth, roi des Juifs".
Armoiries des archevêques, des ducs d'Anjou devenus ducs de Lorraine.
Louis 1er Anjou en est à l’origine en l'ajoutant à ses armes.
autorité ecclésiastique et la tradition. Cette croix reflète la structure hiérarchique de l’Église
équilibre entre l'autorité spirituelle et temporelle. Historiquement liée aux Croisades, au patrimoine français et aux mouvements de résistance durant la Seconde Guerre mondiale
CROIX HUGUENOTE
ou croix des protestants, créée vers 1688, en Languedoc, après la révocation de l'édit de Nantes, est une croix
à huit pointes pommetées rappelant les huit Béatitudes tirées de l’Évangile selon Matthieu, ornée d'un pendentif colombe ou larme "trissou" symbolisant le Saint-Esprit, l'Esprit Saint, comme au baptême du Christ.
"Il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des Cieux :
‘’Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie". Évangile selon Marc 1, 10-11.
Symbole de la paix et de l'espérance.
Entre les bras, quatre fleurs de lys ou cœurs représentent les quatre évangiles Matthieu, Marc, Luc, Jean,
les quatre premiers livres du Nouveau Testament. Les lys à trois pétales les douze apôtres.
Ou quatre cœurs, évocation de l'amour du Père. Le Père, le Fils (la croix), l'Esprit saint (la colombe), la Trinité.
Foi, résilience, lutte des huguenots durant la Réforme, symbole historique de courage, liberté religieuse.protestante.
CROIX OCCITANE
Croix d'Arles, croix de Provence, croix de Toulouse, croix raimondenque, croix du Languedoc, croix occitane.
Le domaine occitan s'étend de l'ancien comté de Nice jusqu'à la côte aquitaine, du littoral méditerranéen jusqu’au grand tracé naturel courant de l'embouchure de l'Estuaire de la Gironde, aux vallées occitanophones des Alpes italiennes, ainsi qu'au Val d'Aran.
De gueules, à la croix vuidée, cléchée, et pommetée de 12 pièces d'or.
Symboliques :
- astrologique : les douze signes, sur la croix du parvis de la place du Capitole de Toulouse
- mythologique : les douze Titans, fils de Gaïa et Ouranos, les douze travaux d'Hercule
- religieuse : les douze apôtres, les douze fils de Jacob ayant donné naissance aux douze tribus d’Israël
- solaire : les quatre saisons, les mois de l'année.
CROIX CAMARGUAISE
La croix de Camargue, croix des gardians, symbole camarguais créé par le peintre Hermann-Paul à la demande
du marquis Folco de Baroncelli, représente la "nation camarguaise"? associant les symboles des gardians et pêcheurs,
des Saintes Maries, de la Camargue.
Elle incarne les trois vertus théologales du christianisme :
- la Foi : les trois tridents des gardians en croix, la Sainte-Trinité, la quête de transcendance, l'élévation spirituelle
- la Charité : le cœur des Saintes Maries, l'amour profond de la Camargue, sa terre, ses coutumes et traditions, sa nature,
les lieux saints
- l'Espérance : l'ancre des pêcheurs, l’attache, le lien indissoluble à la terre natale, le baptême, la renaissance spirituelle.
et Marie Madeleine, Marie Salomé, Marie Jacobé, disciples de Jésus-Christ, venues en Camargue selon la tradition chrétienne.
Marie-Madeleine
Marie de Magdala, Marie la Magdaléenne a soutenu le ministère de Jésus avec ses fonds. Femme dont sept démons ont été chassés, les Évangiles la désignent comme la première à témoigner du tombeau vide, de la Résurrection de Jésus aux apôtres, comme témoin de la crucifixion, de la mise au tombeau, de la résurrection avec "autre Marie"...
Des Pères de l'Église la considèrent comme "l'apôtre des apôtres".
Fin VIe siècle, Grégoire le Grand l'assimile à la pécheresse anonyme et à Marie de Béthanie, ses péchés sont définis comme de nature sexuelle, les sept démons deviennent les sept péchés capitaux.
Puis sa personnalité à évoluée, s'est élevée, épurée. Les Églises catholique, orthodoxe, protestante distinguent Marie-Madeleine de Marie de Bhétanie sœur de Marthe et Lazare.
- les Églises orthodoxes ne voient en elle que l'apôtre et croient qu’après la Résurrection elle a vécu auprès de Marie, la mère de Jésus. Considérée comme premier témoin de la résurrection elle reçoit de Jésus la "mission" de l'annoncer aux apôtres.
- Protestantisme, critiques sévères
- Catholicisme, Paul VI décrète qu'elle ne doit plus être fêtée comme "pénitente ", mais comme "disciple".
Voir aussi les Évangiles de Marie, Pierre, Thomas, Philippe
Dans un texte rédigé dans les années 1260, Marie Madeleine est une femme riche, belle et sensuelle qui abandonne
sa vie de luxure pour devenir une fervente disciple de Jésus. Quatorze ans après la Crucifixion, des païens
jettent Marie, Marthe, Lazare (confusion avec Marie de Béthanie), Maximin et Cedonius, sur un bateau sans gouvernail,
les vouant à la mort. Par miracle, le bateau s’échoue à Marseille, Marie Madeleine évangélise la région, et passe ses trente dernières années en prière dans une grotte, devenue Sanctuaire de la Sainte-Baume, où Charles II fait édifier une basilique.
Débats au sujet de Marie- Madeleine "épouse" (et enfants) ou "mère" de Jésus.
Marie-Salomé
Marie Salomé, une disciple de Jésus dans les évangiles apocryphes, mère de l'Apôtre Jean, demi-sœur de Marie, mère de Jésus.
Une des Saintes Marie, fêtée le 22 octobre.
Marie-Jacobé
Née du second mariage d'Anne, mère de Marie, avec Cléophas, frère de Joseph. Elle aurait épousé Alphée ;
quatre fils : Jacques le mineur, Joseph le juste, Simon le Zélote, Jude.
Une des Saintes Maries, fêtée le 25 mai.
La Camargue
Ensemble d’îles du delta du Rhône, d'il y a 6000 ans, espace naturel unique au bord de la Méditerranée, 150 000 hectares
abritant de nombreuses espèces animales et végétales, classé Réserve Biosphère par l’UNESCO.
Des Saintes-Maries-de-la-Mer, capitale, à Arles, porte d’entrée, les habitants partagent valeurs communes
et amour des patrimoine, culture et fêtes traditionnelles autour des chevaux et taureaux.
Le delta, mis en culture dès l'Antiquité, voit la création de grands domaines agricoles. Construction de digues au Moyen Âge,
exploitation forestière. L'agriculture et les salins progressent aux XVII - XIXe siècles, la construction de digues se poursuit.
Le débit du Rhône est canalisé, maitrisé par l'irrigation et le drainage, au XXe. Riziculture, maraîchage se développent,
industrialisation, urbanisation en périphérie, provoquant une régression générale des milieux naturels. 40 000 hectares.
Se mettent en place des politiques de protection des paysages et de l'écosystème (parc régional, espaces protégés...).
Graus, voies d'eau reliées aux lagunes, peu profondes, variations de niveau et salinité en fonction notamment du vent.
Marais ou roubines, alimentés en eau douce ou peu salée par des canaux, plus profonds, abritent roseaux, iris, joncs...
Sansouires, steppes au sol salé où poussent les salicornes, protégées.
Halte migratoire pour les canards et oiseaux d'eau, 150 000 l'an. 10 000 grues cendrées l'hiver, 130 000 flamants roses l'été.
Cistude, tortue d'eau douce, ragondin... et 40 espèces de moustiques, loup.
Chaumières en roseaux des marais, la sagne. Mas.
Costume des femmes arlésiennes porté quotidiennement jusqu'aux années 50.
Costume des gardians fixé par le marquis Folco de Baroncelli-Javon (1869-1943) (titre de courtoisie).
Lors d'une représentation du Wild West Show en Europe, Baroncelli propose à Buffalo Bill les services de ses gardians
qui participent avec les Indiens et les cow-boys aux spectacles. Il s'en inspire pour créer ses jeux de gardians,
met à disposition gardians et taureaux pour les films tournés en Camargue, parmi les premiers westerns.
Il s’attelle à la reconquête de la pure race Camargue, participe activement à la codification de la course camarguaise,
crée en 1909 l'association Nacioun gardiano, demande en 1924 à Hermann-Paul illustrateur de concevoir la croix camarguaise.
Blason de la Camargue
Taillé d'azur et de gueules, au trident d'argent ferré d'or posé en barre brochant sur la partition, en chef
au rencontre de taureau de sable, en pointe de la croix camarguaise d'or.
Armoiries à enquerre :
- interdit de blasonner métal sur métal, couleur sur couleur (sable sur azur)
- et le trident est en pal.
CROIX BASQUE
La croix basque, en hélice à 4 branches en forme de virgule, constituées de 3 demi-cercles ("quatre têtes" lauburu),
est un symbole très présent dans le Pays basque français, espagnol, Pyrénées, Gascogne, Aragon, Galice, Asturies, Cantabrie.
Reconnu comme emblème de la culture basque depuis 1950.
Origine incertaine, XVe XVIe siècles. L’hypothèse la plus répandue, un héritage des peuples pré-chrétiens,
croyance ancienne où Terre et Ciel étaient en perpétuelle communication,
Symbole solaire du néolithique, civilisations indo-européennes.
Svastika "ce qui apporte la bonne fortune, ce qui porte chance", universellement répandue.
Le Lauburu, svastika curviligne, tourne vers la droite, dans le sens apparent du mouvement des étoiles,
représentant le mouvement du temps.
Cultes de fertilité, cycles et régénération perpétuelle, éternité de la vie.
4 saisons, 4 éléments vitaux air eau feu terre, 4 points cardinaux.
Orientée à gauche, vie et santé, vers la droite mort, comme sur les tombes.
Ou encore, les 4 provinces Basques au sud des Pyrénées (Alava, Guipúzcoa, Vizscaya et Navarra).
Le christianisme a assimilé le lauburu à la croix catholique. 12 apôtres (4 x 3 demi-cercles).
Croix celtique
Symbole du christianisme irlandais.
Depuis des millénaires, la croix celtique orne de nombreuses tombes en Irlande, site mégalithique de Newgrange,
près de Haller Orator, poêle en croix Ederton, Killaghatee Cross à Dankinel, Ecosse, cercle de pierres levées sur l’île de Lewis, datant de la préhistoire, Pays de Galles, Cornouailles, Bretagne (aujourd'hui appelée Grande-Bretagne), Europe.
Normandie littoral du pays de Caux, Cotentin, Bretagne, Limousin, Angoumois, Auvergne
Saint-Patrick aurait transformé cet ancien symbole du soleil en croix celtique chrétienne, pendant la conversion des rois du paganisme au christianisme.
ou Saint Columbus, ou Saint Declan.
éternité et la connexion entre le ciel et la terre
CROIX DE SAINTE-BRIGITTE
symbole religieux irlandais.
XVIIe s. En joncs tressés, elle protège la maison des incendies et maléfices.
Sainte-Brigitte de Kildare (451 - 525 ou 453 - 523)
honorée pour son dévouement spirituel, son service aux pauvres et pour avoir établi le monastère de Kildare,
fut l’une des premières à fonder les premiers couvents mixtes.
Elle est associée à de nombreux miracles et enseignements chrétiens, dont la Croix de Sainte Brigitte.
Selon la légende, Sainte-Brigitte, visitant à un chef païen mourant, lui aurait parler du Christ et, pour l’aider à visualiser
la crucifixion, aurait ramassé et tressé des brins de jonc, formant une croix unique. Touché par ce geste et ces paroles,
le chef se serait converti au christianisme juste avant de mourir, faisant de cette croix un symbole du christianisme irlandais.
Traditionnellement faite de joncs, cette croix de forme unique se compose d’un carré central à quatre bras.
Le tissage caractéristique donne l’impression d’un mouvement continu.
De couleur verte, joncs frais, elle vire au jaune en séchant.
Bénie à l’eau bénite, elle est accrochée dans les maisons en protection du feu et de la maladie, dans la cuisine veillant sur le foyer, les étables protégeant les animaux, aux portes en protection annuelle.
Brûlée ou enterrée en un geste symbolique d'éloignement du mal et des maladies, une nouvelle est fabriquée traditionnellement
le 1er février, jour de la Sainte-Brigitte.
Fille d'un roi païen et d'une esclave baptisée par Saint-Patrick, elle se consacre à Dieu après un prêche du saint.
Adulte, elle prend le voile, se retire comme ermite. Plusieurs disciples se placent sous sa direction, et vers 470
elle fonde le monastère mixte de Kildare, qu'elle complète d'une école d’art et d'enluminures.
Protectrice des animaux de ferme, vaches et volailles, patronne des poètes, crémières, forgerons, éleveurs de volaille, navigateurs, imprimeurs, guérisseurs.
Croix papale
habituellement soutenue par l’Agneau de Dieu
Les trois traverses représentent le triple rôle du Pape :
- Évêque de Rome
- Patriarche de l’Occident
- Successeur de Saint Pierre
autorité du Pape, la Sainte Trinité et la souveraineté universelle du Christ. Elle symbolise la direction papale et la juridiction spirituelle
CROIX ORTHODOXE
Se différencie par la troisième barre en oblique
Trois traverses :
- le titulus crucis sur lequel Ponce Pilate a fait inscrire "Jésus de Nazareth Roi des Juifs"
- le suppedaneum, appui pour les pieds du Christ.
Dans la tradition orthodoxe russe, la barre est inclinée vers le mauvais larron, en direction de l’Enfer,
l’autre extrémité vers le bon larron, bénéficiant déjà d’une place au paradis.
Elle symbolise l'équilibre entre le ciel et la terre.
Catholiques et orthodoxes font partie de la même religion, le christianisme, mais l'église orthodoxe reste fidèle
à la foi des premiers conciles.
L'orthodoxie autorise les prêtres à se marier et à avoir des enfants.
Signe de croix : les trois doigts de la main droite touchent le front, la poitrine, l’épaule droite puis la gauche, inverse du catholique.
Croix orthodoxe grecque est largement utilisée dans la tradition orthodoxe grecque, représentant l'équilibre théologique et l'identité culturelle
Croix byzantine
La plus travaillée et décorée des croix orthodoxes. A mi-chemin entre crucifix et croix orthodoxe russe :
figure de Jésus et trois barres dont une inclinée.
Très utilisé à Byzance, d’où son nom.
Elle habillait les armures et bannières au Moyen Âge.
Croix byzantine est connue pour son design orné, reflétant l'héritage artistique et culturel de l'Empire byzantin. Elle représente la profondeur historique du christianisme oriental et ses riches traditions.
Croix de Saint-Nicolas
un des saints les plus appréciés des chrétiens orthodoxes, célèbre pour son caractère charitable et soucieux des enfants, évêque de Myre, 280 à 342.
Croix mariale
utilisée comme insigne par Jean-Paul II, formée d’une croix latine et de la lettre M symbolisant la Sainte Vierge
au pied de la croix du Golgotha
Crucifix de Saint Damien
adoré de François d’Assise, devant lequel il reçut la requête du Seigneur de réparer sa maison.
Jésus blessé, triomphant, résolu et fier malgré la souffrance.
Une auréole renferme une croix, symbole de Sa gloire imminente.
Croix de Jérusalem
emblème des Chrétiens d'Orient, armoiries de Jérusalem.
XI XIIe siècle. Godefroy de Bouillon adopte la croix de Jérusalem comme symbole du nouvel état croisé
"Royaume latin de Jérusalem".
Croix de Saint-Pierre
inversée. Martyrisé en l’an 64, crucifié tête en bas, ne voulant pas avoir l'honneur de mourir comme Jésus.
Symbole considéré à tort par certains comme satanique (opposé de la croix latine).
Simon venait de Bethsaïde et vivait comme pêcheur.
"Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église" Matthieu 16:18
1er évêque de Rome.
Le Pape est le successeur de Pierre.
Constructions mégalithiques de la croix de St Pierre en Ille-et-Vilaine.
humilité, le martyre et la croyance en le sacrifice chrétien, nous rappelant le profond respect de Pierre pour le Christ.
Croix solaire
Néolithique. En astronomie représente la Terre.
CROIX DE L'ORDRE DE SANTIAGO
Ordre de Saint-Jacques de l'Épée
1171, face à la menace des Maures, 13 Chevaliers qui opéraient des attaques près de Caceres en Castille,
offrent leurs services pour la protection des pèlerins sur les routes de St Jacques de Compostelle.
Règle de St Augustin, Chevaliers autorisés à se marier, avoir des possessions personnelles, annuler leurs vœux,
et piétons, Maître, Chapitre.
Siège à Montalban en Aragon.
À la mort d'un Chevalier, ses biens revenaient à l'Ordre qui avait la responsabilité de subvenir et protéger sa famille.
Après quelques années la puissance de l'Ordre s'était tellement étendue qu'ils ignorèrent les trêves conclues entre le Roi
et les Maures, estimant ne pas avoir à tenir compte des décisions du Roi dans leur combat contre l'infidèle.
Terres en France, Italie, Palestine, Hongrie, Angleterre, un château à Palmera au Portugal, devenu une Commanderie
dont les Chevaliers formèrent un ordre séparé, l'Ordre de Santiago.
Croix de Saint-Jacques
Les pèlerins la plantaient en terre, s’agenouillaient pour la prière.
CROIX DE L'ORDRE DE CALATRAVA
Les Templiers reçoivent en concession la forteresse royale de Calatrava, sur la frontière avec l'Islam, en 1147,
mais l'abandonnent la jugeant indéfendable, laissant ouverte la route de Tolede.
En désespoir de cause Sancho de Castille offre la forteresse à qui désire la prendre et pouvoir supporter le coût de la défense.
Ramon, Cistercien de Navarre, s'y installe avec ses moines, et rejoints par de nombreux soldats navarrais, sécurisent la région.
Commanderie à Alcaniz en Aragon, afin de combattre les Maures de Valence.
Les membres portent le manteau blanc que les cavaliers raccourcissent lors des raids.
Long survêtement sans manche rehaussé d'une cape bordée de fourrure en usage journalier.
Pas d'insigne mais une armure noire.
1397, l'Ordre porte la croix fleurdelysée de gueules sur le coté gauche de la poitrine.
1400, les Chevaliers arborent une tunique courte noire ou grise foncée, mais gardent le manteau blanc au Cloître
1494, les membres reçoivent l'autorisation de se marier.
Les formes de cœurs représentent le Sacré-Cœur.
CROIX DE L'ORDRE D'ALCANTARA
Ordre de Saint-Julien de Pereiro
1166-1217, un petit groupe de chevaliers "Chevalier de St-Julien de Pereiro" opèrent sur la frontière de Leon et de Castille.
Ils reçoivent des territoires de Ferdinand II de Leon et sont reconnus Ordre Religieux par le Pape en 1183.
L'Ordre demande des renforts qu'ils reçoivent de l'Ordre de Calatrava.
Les Chevaliers de St-Julien se renomment Ordre des Chevaliers d'Alcantara.
1234, 600 Chevaliers, 2 000 piétons.
Le dernier Grand Maître meurt en 1494.
Ils portaient l'habit noir sans insigne, mais en 1400, arborèrent la croix fleurdelysée de sinople.
CROIX DE L'ORDRE DE MONTJOIE
Ordre de Santa María del Monte Gaudio, fondé en Terre Sainte par un espagnol, le Comte Rodrigo Alvarez de Sarriá,
Chevalier de l'Ordre de Santiago, qui trouvait trop douce la règle de l'Ordre.
Il l'établit en Castille et Aragon en 1175. Le siège se trouvait à Montjoie, nom donné par les pèlerins au mont Rama
au nord-ouest de Jérusalem, d'où ils pouvaient apercevoir la Ville Sainte.
Règle des moines cisterciens.
Les Chevaliers portaient l'habit blanc à croix rouge et blanche. Parti de gueules et d'argent à la croix de Malte de l'un à l'autre.
Ils sont incorporés dans l'Ordre de Calatrava en 1221.
CROIX DE L'ORDRE DE SANTA MARIA DE MONTESA
L'Ordre de Santa Maria de Montesa est fondé en 1326 à la dissolution du Temple, par des Chevaliers de l'Ordre de Calatrava.
Blanc manteau de Calatrava à croix noire (de sable). Règle de Cîteaux.
Défendre la côte du Royaume de Valence contre pirates et maures.
En 1400, il absorbe l'Ordre de Saint-Georges d’Alfama, adopte sa croix.
Croix de gueules fleurdelysée de sinople.
CROIX DE L'ORDRE DE SAINT-GEORGES D'ALFAMA
Ordre espagnol fondé en Aragon en 1201, suivant la règle de Saint-Augustin.
Protéger les côtes catalanes des pirates musulmans.
Les membres portaient l'habit blanc, jusqu'à leur union avec l'Ordre de Montesa dont ils adoptèrent la croix.
CROIX DE L'ORDRE DE AVIZ
Début 1162 des Chevaliers portugais, les Frères de Sainte-Marie, assurait la garde des plaines de la province d'Alemtejo.
1170, commanderie à Evora au sud est de Lisbonne, règle des Bénédictins.
L'ordre étant trop faible pour la maintenir, elle est cédée aux Templiers sous juridiction de l'Ordre de Calatrava.
1190, invasion Maure, 1211, Alfonse II donne à l'Ordre la ville d'Aviz dont il prend le nom.
1212 l'Ordre de Calatrava donne toutes ses propriétés portugaises aux Chevaliers d'Aviz sous contrôle administratif.
Puis l'ordre décline au XVe s, les Chevaliers ont la permission de se marier.
Manteau noir (bénédictins) à croix verte (de sinople).
CROIX DE L'ORDRE DU CHRIST
A la dissolution des Templiers en 1312, le Roi Denis du Portugal crée l'Ordre du Christ pour empêcher l'ordre de St Jean
de devenir trop puissant dans le royaume.
Durant la Maîtrise d'Henri le navigateur, l'administration emploie les meilleurs géographes.
En 1425 l'Ordre colonise Madère et les Canaries, les Açores en 1445, et entame l'exploration de la côte ouest africaine.
Vasco de Gama était Chevalier.
Déclin au XVIe s, autorisation de se marier et de mettre fin au vœux de pauvreté.
Manteau blanc ou cape avec croix d'argent bordée de gueules.
Croix scandinave
présente en Norvège, Suède, Finlande, Danemark, Islande…
Croix en Arbre de la Vie
2 légendes :
- L’arbre qui donna le bois de la Croix de Jésus est né d'une des trois semences (cèdre, cyprès, pin)
mises dans la bouche d’Adam à sa mort
- A la mort d’Adam, Seth posa dans sa bouche une branche de l’Arbre de la Vie, donnée par l’Archange Michel.
De cette branche est né un nouvel arbre.
"Je suis la vie" (Jean 14,6 ; 6,53)
le chrisme
croix double
croix moline
croix souabe
Croix copte est un symbole de vie éternelle et de continuité utilisé par l'Église orthodoxe copte. Ses boucles et motifs complexes reflètent l'ancien héritage chrétien de l'Égypte et témoignent de la résilience et de la foi de la communauté copte.
croix serbe
Croix serbe est marquée par quatre symboles en forme de « C », représentant l'unité nationale et la foi orthodoxe
croix de Saint-Thomas
La Croix de Saint-Benoît combine la croix traditionnelle avec la Médaille de Saint-Benoît, réputée pour ses qualités protectrices et exorcistes. Cette croix est souvent utilisée pour repousser le mal, portée par les fidèles comme défense spirituelle et est profondément enracinée dans les traditions catholiques et bénédictines.
Croix éthiopienne est renommée pour son design en treillis élaboré, fusionnant la culture africaine avec le symbolisme chrétien ancien. Elle est utilisée dans les pratiques liturgiques éthiopiennes et sert de symbole du riche patrimoine et de la foi profonde du christianisme éthiopien.
croix russe
Héraldique
Croix aiguisée
Extrémités se terminant en pointe.
Croix alésée
Extrémités ne touchant pas les bords de l'écu.
Croix ancrée
Extrémités terminées en doubles pointes recourbées comme des ancres.
Croix ancrée
associée à saint Benoît de Nursie, Ordre de Saint-Benoît.
Croix anglée
Avec des figures longues et pointues mouvantes des angles. Anglée de quatre clous.
Croix anillée
aux extrémités recourbées en forme d'anille.
Croix bordée
dont les bords ont un filet d'un émail différent.
Croix bourdonnée
aux extrémités terminées par une boule. Voir pommetée.
Croix bretessée
aux bras crénelés des deux côtés.
Croix cablée
aux bras retors comme un câble.
Croix de calvaire
dont la traverse est élevée. Croix haute, croix de la Passion, calvaire.
Croix cannelée
aux bords arrondis en feston. Contraire de l'engrêlé, arrondis en dehors pointes en dedans.
Croix clavelée
dont les bras sont irréguliers, avec des nœuds ou écots.
Croix cléchée
(vidée) aux branches s'élargissant terminées par trois pointes. Confondue avec la croix occitane, vidée cléchée pommetée.
Croix componnée
divisée en carreaux de deux émaux alternés.
Croix contre-bretessée
aux bras dont les créneaux des deux côtés sont opposés les uns aux autres, créneaux vis-à-vis des merlons.
Croix cramponnée
aux extrémité terminées en demi-potence.
Croix écotée
aux bras semblables à des bâtons noueux, ou avec des écots (parties inférieures de rameaux coupés).
Croix fichée
au pied aiguisé pour être enfoncée en terre. Voir croix de Saint-Jacques.
Croix fléchée
aux extrémités se terminant par des pointes de flèches.
Croix fleurdelysée
aux bras terminés par des fleurs de lys.
Pureté, Vierge Marie, foi, chevalerie, protection divine, patrimoine français.
Croix fourchée
dont les branches se terminent en fourche.
Croix fourchetée
aux branches terminées en fourchette à deux pointes, comme celles qui soutenaient les mousquets.
Croix frettée
aux bras entrelacés comme une frette.
croix gironnée
croix gringolée
aux extrémités se terminant par deux têtes de serpent ou de couleuvres adossées et courbées.
croix nouée
croix pattée
croix pointue
Croix pommetée
Dont les extrémités se terminent en forme de boule.
Ne pas confondre avec bourdonné, terminé par une boule et non en boule, mais l'usage a consacré la confusion.
croix potencée
croix recerclée
dont les extrémités sont ancrées en forme de cerceaux
croix recroisetée
croix tréflée ou croix de Saint-Maurice
croix trifoliée Croix à boutons a des extrémités arrondies ressemblant à des boutons, symbolisant la Sainte Trinité et les nouveaux départs. Cette croix reflète la croissance, le renouveau et la promesse de la vie éternelle,
croix vide
résurrection du Christ et l'espoir de la vie éternelle. Contrairement au crucifix, elle met en avant la victoire du Christ sur la mort, centrale dans la théologie protestante
Croix luthérienne intègre souvent des éléments de la Rose de Luther, symbolisant les doctrines clés du luthéranisme. Elle représente la justification par la foi, cœur des enseignements de la Réforme, et est un emblème clé de l'identité et du patrimoine protestant.
Croix presbytérienne reflète la théologie réformée, mettant l'accent sur la résurrection et la souveraineté du Christ. Avec ses influences celtiques, elle lie l'héritage écossais à la foi presbytérienne, célébrant le triomphe du Christ sur la mort et son règne en tant que Seigneur souverain.
Croix réformée est une croix simple et dépouillée qui met l'accent sur la résurrection et les principes fondamentaux de la théologie réformée. Son design minimaliste reflète la souveraineté de Dieu dans le culte et sert de symbole clé dans les églises réformées.
croix d'Agadez
Un jeune homme voulait déclarer son amour à une jeune fille, mais comment allait il s’y prendre? Il fit fabriquer par le forgeron du village un bijoux qui porterai son message d’amour.
En Tamashek Amour se dit T O R A et qui se représente par le signe + et 0
En assemblant les lettres + et 0, vous voyez apparaitre le début de la croix d’Agadez. Les dessins autour ont été fait pour masquer le message.
Ce bijoux berbère , portés par les Touaregs dans le dessert Saharien,est aussi un symbole de l’étoile du Sud qui guide les nomades tout au long de leurs voyages. Et représente aussi les quatre points cardinaux.
Il existe 22 croix d’Agadez toutes différentes: une pour chaque Oasis sur la route des tribus Nomades.
Croix du SUd
Les croix du Sud, appelées aussi croix du Niger, sont des bijoux ethniques typiques de la tradition des bijoux touareg. Elles sont considérées comme des talismans puissants et sont habituellement données par le père au fils.
En offrant ce pendentif touareg le père dit »mon fils adoré, je te donne les quatre angles de la terre, car nul ne sait où il ira ». Les vingt et une croix du sud sont des bijoux ethniques qui portent les noms des oasis situés entre Agades et les montagnes des Hoggar. Les bijoux touaregs sont toujours en argent, le métal préféré des Touareg, le »métal du prophète ».
Le port des Croix
En principe, les tributs, toutes dispersées sur un vaste territoire s’étendant sur cinq pays (Algérie, Lybie, Mauritanie, Niger et Mali) possèdent chacune une croix spécifique, vingt au total, en plus de la croix de Mano Dayak, du nom d’un rebelle touareg qui s’est fait connaître dans les années 90. De nos jours, les artisans s’autorisent beaucoup de libertés en variant et combinant les signes et les formes.
Significations
Les ethnologues occidentaux essayent d’étudier la signification des signes dans l’art et l’artisanat touareg comme s’il s’agissait d’une sorte de langage codé, régulier et bien défini. Dans le passé le passé, les touaregs accordaient une importance aux signes.
Certains étaient sensés posséder un pouvoir protecteur, essentiellement contre le mauvais œil et les Djinns habitant le désert. D’autres signes symbolisaient la force et virilité masculine, ainsi les éléments de la vie touaregs comme la tente, le ksar, le troupeau, le puits, le soleil, la lune, l’eau, les dunes, l’oiseau… toutefois, la signification de signes peut varier et parfois changer de sens au fil du temps.
Les quatre point cardinaux ou la boussole des Touaregs :
Bon nombre de croix du sud rappellent beaucoup le signe de la croix chrétienne. Il s’agirait, selon certains touaregs d’une représentation stylisée de l’étoile et des quatre points cardinaux, qu’on retrouve chez de nombreux peuples anciens.
Jadis, les touaregs étaient des nomades, ils se déplaçaient continuellement dans de désert à la recherche d’eau et de pâturages pour leurs chameaux et leurs chèvres.
Le signe des points cardinaux symbolisait parfois l’étoile car les touaregs se servaient des constellations pour se diriger dans le désert.
Cette croix qu’on retrouve aussi dans la selle du chameau symbolise l’homme qui maîtrise et connaît la terre sur laquelle il marche. Il sait quand il faut aller à droit ou à gauche, quand il faut reculer ou aller en avant. Elle est entre autre la destinée, parfois tellement imprévisible qu’elle peut vous pousser à choisir et emprunter des chemins différents.
AKUA'BA, L'ENFANT D'AKUA
Poupées rituelles de fertilité en bois originaires de l'ouest du Ghana et régions voisines, particulièrement associés au peuple Fanti du groupe ethnique Akan du Ghana et de la Côte d'Ivoire, utilisées traditionnellement par les jeunes femmes
cherchant à concevoir un enfant.
Selon le mythe Akan, de culture matrilinéaire, Akua, ne pouvant concevoir, va chez un devin qui lui dit de charger un sculpteur
de créer pour elle un enfant en bois et d'en prendre soin comme s'il s'agissait du sien. En quelques mois, elle conçut.
Les femmes ayant des difficultés à tomber enceintes la portaient sur le dos, lui offrait nourriture et boissons symboliques
et l'honorait sur un sanctuaire jusqu'à ce qu'elles conçoivent.
croix de guerre
croix légion d'honneur
croix allemandes
CROIX LATINE
Antérieure de plusieurs siècles à Jésus. Civilisations mésopotamiennes, amérindiennes...
Symbole du christianisme, elle s'impose comme emblème au IVe siècle, adoptée par l'Empereur Constantin au côté du chrisme.
Son culte débute après la diffusion de la légende de la relique de la Vraie Croix par sa mère.
IVe Ve s, orne les édifices religieux.
VIe s, associée aux représentations du Christ.
Staurologie (stauros croix), théologie de la croix.
Supplice de Jésus, crucifixion.
- torture et souffrance : condition humaine, ignorance
- amour : en se laissant arrêter et placer sur la croix, Jésus a montré l’étendue de son amour. Pardon, rédemption
- vie et renaissance
- alliance : union de Dieu et de l’humanité
- laver le pêché originel d’Adam et Eve. La Croix aurait été faite du bois de l’arbre de vie
L’homme est fait pour retrouver son Créateur
Point central : origine de toute chose
Trait horizontal : monde manifesté, inerte, chaotique
Trait vertical : Lumière spirituelle, axe du monde
verticalement elle relie les pôles au plan de l'équateur; horizontalement elle met en rapport équinoxes et solstices
Les deux branches, dualité, deux éléments opposés inséparables. L’un n’existe pas sans l’autre
- verticale : principe masculin
- horizontale : principe féminin
Quatre directions cardinales, quatre éléments de la matière
Ligne verticale : vie
Ligne horizontale : matière
Axe vertical : lien haut - bas, monde céleste - monde terrestre, esprit - matière, âme - corps, homme - Dieu.
Architecture des églises et chapelles : la nef branche la plus longue, le transept la traverse, le chœur la pointe.
CRUCIFIX
XIe siècle - mi XIIe Jésus est crucifié avec quatre clous :
Voici la légende du quatrième clou, l'histoire des crucifix, la recherche scientifique de la terrible épreuve à porter
au dossier du Saint-Suaire :
Le quatrième clou de la croix
"Le Christ condamné, deux soldats romains reçoivent l'argent pour l'achat de quatre grands clous nécessaires à l’exécution. Ils en boivent la moitié au cabaret et entrent chez un forgeron juif. "Forge-nous quatre clous, c'est pour crucifier
le Christ". Le forgeron refuse. Les soldats, furieux, le transpercent de leurs lances, lui brûlent barbe et cheveux.
Puis ils se rendent chez un deuxième forgeron juif. "Forge-nous quatre grands clous"... L'homme obtempère lorsqu'il entend la voix de son confrère mort : "Ne forge pas ces clous, compagnon, c'est pour crucifier le Christ". Les soldats
tuent le deuxième forgeron, mais ils n'ont pas les clous. Pas moyen de revenir bredouille. Ils fouillent la ville, et,
derrière une porte, aperçoivent un forgeron tzigane qui vient juste de forger trois grands clous. Les soldats s'en emparent: "Il nous en faut un autre, vite ! Voilà l'argent". Le Tzigane, étonné, va pour obéir, quand il entend la voix des deux forgerons morts. "C'est pour crucifier le Christ". Pris de peur, il se sauve à toutes jambes, abandonnant les trois clous,
ceux de la croix. Bien plus tard, il retrouve une forge et se remet à travailler, essayant d'oublier son aventure. Au premier coup de marteau, apparaît sur l'acier de l'outil le quatrième clou, brillant si fort qu'il illumine le désert tout entier,
comme un reproche. Le Tzigane s'enfuit... en vain, partout poursuivi par le clou, comme ses enfants et petits enfants.
Voilà pourquoi les fils du vent marchent sans fin ni trêve".
Le Calvaire est l’autre nom du Golgotha, colline à l'extérieur de Jérusalem où Jésus a été crucifié.
Sculpture, peinture, gravure, image, croix, stèle, petit tombeau, etc., représentant la scène de la crucifixion.
Crucifix : Christ en croix. Il était d'usage de placer, dans les églises, cathédrales, abbatiales ou paroissiales,
de grands crucifix de bois ou métal suspendus au-dessus des poutres transversales indiquant l'entrée du chœur.
- Les Grecs représentent toujours Jésus-Christ attaché à la croix avec quatre clous. Saint Grégoire de Tours en met ;
un à chaque main et chaque pied ; sous les pieds, une base empêchant que le poids du corps ne l'attire en bas
et lui déchire les mains. L'impératrice Hélène fit mettre deux clous dans le mors de la bride du cheval de Constantin,
son fils, et en jeta un dans l'Adriatique pour en calmer les agitations. Ou elle en mit un dans le casque de l'empereur Constantin.
D'autres croient qu'il n'y eut que trois clous, un à chaque main, un aux deux pieds ; l'usage des Latins est plutôt
pour ce dernier sentiment, car la plupart des anciens crucifix n'ont que trois clous. Nonnus croit qu'on se servit aussi
de chaînes pour lier les bras, et Saint-Hilaire parle de cordes avec lesquelles on l'attacha.
- Interdiction de la crucifixion par Constantin vers 320.
- Ve siècle, Jésus habillé "posé" sur une croix
- Xe siècle, quelques crucifix apparaissent montrant un crucifié doux et bienveillant, vêtu d'une longue robe à manches
ne laissant voir le nu qu'aux extrémités des bras et des jambes.
- Les crucifix primitifs, Saint-Sernin et Amiens, ont la tête couverte d'une couronne royale.
- XIe XIIe siècles, la robe s'écourte, les manches disparaissent, la poitrine est découverte quelquefois, la robe
n'étant plus qu'une tunique.
- XIIe siècle, Jésus est tête nue
- Seconde moitié du XIIe siècle. Le supplicié est un homme souffrant. Trois clous seulement attachent les membres
du Christ, tandis qu'avant cette époque ils étaient quatre.
Habituellement, le Christ en croix est nimbé du nimbe crucifère.
- XIIIe siècle, la tunique est aussi courte que possible. On voit la couronne d'épines.
- Fin XIIIe, le Christ est affaissé, la tête empreinte d'une expression de souffrance physique poussée à l’extrême.
- XIVe, elle n'est plus qu'un morceau d'étoffe ou de toile roulé autour des reins. On attriste la figure du crucifié
et grave les souffrances physiques.
- XVe siècle, le Christ est soumis au plus affreux supplice
Tous les condamnés portaient leur "croix" jusqu’au lieu du supplice ; en réalité la pièce transversale sur laquelle
leurs mains allaient être clouées, le patibulum (d'où patibulaire "qui mérite de porter une croix"), qui était fixé
sur un pieu vertical fiché en terre, le stipes. Les condamnés le portaient en travers des épaules, les avant-bras
attachés par des cordes.
Les images relevées sur le Suaire sont très directement reliées au port du patibulum : blessures sur l’épaule droite, patibulum appuyant sur l’omoplate gauche, aggravées par des chutes : sur le genou droit, puis la poutre retombe
en arrière en frottant et écorchant l’épaule droite, la pointe de l’omoplate gauche.
Arrivé au lieu du supplice, on déshabille le condamné, l’étend en travers du patibulum, encloue une main, tire un peu
sur l’autre que l’on encloue, puis on fait lever le condamné, le dirige vers son stipes, hisse le patibulum, fait plier
les genoux et encloue les pieds.
Si l'on plante le clou dans la paume de la main, il déchire les muscles, ligaments et aponévroses qui cèdent sous le poids.
Il faut le planter dans un espace solide, résistant (la force sur chaque poignet équivaut à son poids), l'espace de Destot.
La blessure relevée sur le Suaire correspond exactement.
Un détail a échappé pendant des siècles : on ne voit pas les pouces, mais seulement les 4 doigts. Au moment où le clou traverse l’espace de Destot, il provoque une lésion du nerf médian provoquant l’abduction forcée du pouce vers la paume de la main ; ne provoquant pas de lésion de la partie sensitive du nerf, le supplicié ressent dans chaque main, poignet
et avant-bras une douleur fulgurante névralgique, que chaque mouvement réveille.
A lui seul, ce détail suffit pour affirmer que le Suaire est authentique et a renfermé le corps d’un supplicié par crucifixion.
La mort sur la croix se fait par asphyxie et, tant qu’il en a la force, le condamné cherche à respirer en prenant appui
sur ses pieds ; mais chaque mouvement pour échapper à l’étouffement déclenche l’horrible douleur névralgique
dans les nerfs médians lésés.
Les pieds sont croisés, le gauche devant le droit, en hyper-extension, donc fixés à plat sur le stipes.
Causes de la mort
- importante perte de vitalité résultant de la flagellation et des hémorragies, manque d’alimentation et de boisson entraînant une déshydratation avec son cortège de fatigue majeure, maux de tête, soif intense…
- l’asphyxie par blocage mécanique de la cage thoracique et paralysie respiratoire due aux crampes des muscles respiratoires : diaphragme, pectoraux, sterno-cléido-mastoïdiens, intercostaux. La paralysie de ces muscles entraîne
une dilatation de la cage thoracique avec projection en avant du sternum et creusement de l’épigastre, refoulement
des viscères vers le bas par le diaphragme entraînant un bombement de la partie basse de l’abdomen.
- appauvrissement du sang en oxygène et enrichissement en gaz carbonique, acidose, transpiration profuse
(aggravant la déshydratation) et crampes musculaires.
Le malheureux n’a le choix qu’entre deux positions : se laisser aller en mettant le poids de son corps sur les clous plantés dans ses poignets d'où asphyxie ; pour respirer un peu, il appuie sur les clous de ses pieds et se relève
de quelques centimètres au prix d’un effort épuisant.
Parfois les bourreaux avaient pitié des suppliciés et leur brisaient les jambes à coups de barre de fer. Ne pouvant prendre appui sur leurs jambes pour respirer, ils ne mettaient pas longtemps à mourir d’asphyxie. Les Évangiles rapportent
que c’est ce qui arriva aux deux larrons. Mais arrivés à Jésus il le trouvèrent déjà mort, ne lui brisèrent pas les jambes mais lui donnèrent un coup de lance dans le côté "aussitôt il en sortit du sang et de l’eau".

LES ESSENIENS
La lecture des écrits apocryphes ('caché', considérés comme non authentiques par les autorités religieuses)
hindou (la vie de saint Issa) et essenien (lettre d'un essénien de Jérusalem), nous apprend, avec une forte probabilité,
que Jésus a survécu à la crucifixion.
Voyons cette lettre de plus près :
- ... Ils attachèrent les bras comme d'habitude avec des cordes solides... lui attachèrent les pieds et lui serrèrent
à la moitié des jambes des cordes solides...
Ils passèrent dans ses mains des clous de fer épais, mais aucun par ses pieds, car ce n'était pas l'usage.
- Un soldat a mis une éponge trempée dans du vinaigre sur une longue canne d'hysope, et de celle-ci Jésus a étanché sa soif.
Une jarre remplie d’eau vinaigrée, boisson des légionnaires en campagne pour étancher la soif, était sur le lieu du calvaire
dépourvu d’ombre. C'est donc un acte de compassion.
- ... Joseph d'Arimathie... riche et membre du Conseil... très estimé par le peuple... prudent... ne semblait appartenir
à aucun parti... secrètement membre de notre Ordre... Son ami Nicodème... homme très savant... appartenait
au plus haut degré de notre Ordre... connaissait les secrets des thérapeutes.
- ... il leur parut... étrange que Jésus, ayant passé moins de sept heures, soit déjà mort... Nicodème... dit :
"Aussi sûr que ma connaissance de la vie et de la nature, aussi sûr il est possible de le sauver"... nous devons immédiatement
avoir le corps avec ses os intacts, parce qu'il peut encore être sauvé !".
Quand les deux voleurs furent frappés... avec des bâtons lourds et leurs os brisés, le Centurion passa à la croix de Jésus,
disant aux soldats : "Ne brisez pas ses os, car il est mort". Pilate voulait savoir si Jésus était... mort. "Ainsi, il est",
dit le Centurion, "donc nous ne lui avons pas brisé les os". Pour en être plus sûr, un des soldats enfonça une lance
dans le corps de telle sorte qu'elle passe sur la hanche et dans le côté. Le corps ne montrait pas de convulsions,
et c'était un signe certain qu'il était réellement mort... De la blessure insignifiante coulait du sang et de l'eau...
D'une plaie d'un cadavre ne coulent que quelques gouttes de sang épaissi.
- Il détacha ses liens, tira les pointes de ses mains... le posa sur le sol... Nicodème répandit des épices fortes
et des baumes de guérison sur de longs morceaux de byssus, "soie de mer", fibres sécrétées par les moules
pour se fixer au support rocheux.
- Préparation :
Cire blanche - gomme gugale - chaux de plomb - myrrhe - galbanum (férule gommeuse) - aristoelchia longa -
sous-acétate de cuivre - gomme ammanicum - résine de pinus longifolia - encens - aloès - huile d'olive.
- Le corps fut... déposé dans le sépulcre fait dans les rochers, qui appartenait à Joseph.
Ils enfumèrent... la grotte avec de l'aloès et d'autres herbes fortifiantes...
Le corps... étendu sur le lit de mousse... ils placèrent une grande pierre devant l'entrée, pour que les vapeurs
puissent mieux remplir la grotte.
- Un de nos Frères est allé à la tombe... vêtu de la robe blanche... il se reposa sur la pierre qu'il avait retirée de l'entrée selon ses ordres... les soldats s'enfuirent et répandirent le bruit qu'un ange les avait chassés.
- Trente heures s'étaient écoulées depuis la mort supposée de Jésus... quand le Frère, ayant entendu un léger bruit
dans la grotte, entra... il sentit une odeur étrange... observa... que les lèvres... bougeaient, et qu'il respirait. Il s'approcha... de Jésus pour l'aider, et entendit de légers cris s'élever de sa poitrine.
Le visage prit une apparence vivante, et les yeux ouverts et étonnés contemplèrent le novice de notre Ordre.
Nicodème... médecin expérimenté... ajouta que le sang et l'eau qui coulaient de la plaie étaient un signe certain
que la vie n'était pas éteinte.
- Nous aperçûmes le novice... soutenant la tête de Jésus sur sa poitrine... comme Jésus reconnaissait ses amis esséniens...
il s'assit en demandant : "où suis-je"?... Il mangea des dattes et du pain trempé de miel... Nicodème lui donna du vin à boire,
après quoi Jésus fut grandement rafraîchi, et il se leva... il prit conscience des plaies dans ses mains et dans son côté.
Mais le baume... avait un effet apaisant et elles avaient déjà commencé à guérir.
... Joseph... dit : "Ce n'est pas un lieu où rester plus longtemps, car ici les ennemis pourraient facilement découvrir
notre secret et nous trahir".
Mais Jésus n'était pas encore assez fort pour marcher loin... il a été conduit à la maison appartenant à notre ordre...
près du calvaire...
Et poursuivant les recherches :
3 théories :
- 1, Jésus n'aurait pas été crucifié, aurait quitté la Palestine pour se réfugier à Damas, Empire Perse, jusqu'aux rives
de l'Indus, Pakistan actuel. Il aurait voyagé en Inde, en Afghanistan.
- 2, il aurait été crucifié mais ne serait pas mort, tombé en catalepsie, coma d'épuisement, déshydratation.
Quand sa mère, sa compagne et Joseph d'Arimathie sont venus réclamer son corps aux gardes romains, le sous-officier
a vérifié qu'il était mort en le faisant piquer par un légionnaire avec son pilum. Jésus ne réagissant pas, il les a autorisés
à partir avec ce qu'il croyait être sa dépouille.
Joseph l'a fait soigner dans le plus grand secret. Bakchich aux gardes romains. Après son rétablissement, Jésus partit
avec sa compagne Marie-Madeleine et d'autres proches à Damas, en dehors du monde romain.
- 3, une copie d'un texte des Upanishads, Nachiketas fait l'offrande de sa vie par amour pour son père, rachète ses péchés
et ressuscite à la vie, après trois nuits dans l'antre de la mort.
Jésus né d'une vierge, exclusivement chrétien, mort sur la croix, ressuscité au troisième jour et fils de Dieu n'a jamais existé.
Selon "La vie de Saint Issa", Jésus (Issa, fils de Dieu) est né au premier siècle en Israël, les savants Védiques l’ont instruit
de 13 à 29 ans.
"Jésus a vécu en Inde. Issa était aimé de tout le monde parce qu’il habitait en paix avec les Vaishyas et les Shudras
qu’il conseillait et aidait".
Jésus a enseigné dans les villes saintes de Purî (Jagannath), Bénarès (Uttar Pradesh) Rajagriha (Bihar).
"Le jeune garçon arriva dans une région du Sindh (carrefour entre les mondes iranien et indien, Asie centrale
et Golfe Persique) en compagnie de marchands. Il s’installa parmi les Aryens avec l’intention de se perfectionner.
Il a beaucoup voyagé dans le pays des cinq rivières (Punjab), et est resté brièvement avec les Jaïns
avant de se rendre à Jagannath".
Jésus aurait rendu visite à des colons juifs en Afghanistan qui avaient fui l’empereur juif Nebuchadnezzar.
Les locaux disent que Jésus a passé des années dans la vallée du Cachemire, jusqu’à ses 80 ans. 61 à 65 ans en Inde, Tibet
et régions environnantes. Il aurait été enterré au sanctuaire de Roza Bal à Srinagar*, au Cachemire.
Les textes découverts à Nag Hammadi (Égypte) et l’évangile de Thomas soutiennent ces notions.
L’histoire de Jésus et Bouddha offre des points de comparaison.
Les naissances se déroulent lors d’un voyage et attirent des vieillards, Siméon le pieux et Asita l’ascète,
qui reconnaissent dans ces enfants les futurs sauveurs de l’humanité.
“Guidé par l’Esprit, Siméon vint au temple, et quand les parents entrèrent, portant l’enfant Jésus pour faire
ce que prescrivait la Loi, Siméon le prit dans ses bras et loua Dieu, car il avait vu le Messie du Seigneur” (Luc, 2.25-28)
“Le sage aux longs cheveux regarda l’enfant, et avec une grande joie le prit dans ses bras et dit :
“Il n’y a rien de comparable à ceci : voici l’ultime, voici l’homme parfait”. (Sutta Nipata, 689.691)
Le Bouddha était fils de roi, et après avoir vécu en prince, quitta le monde et devint ascète.
On fait remonter l'arbre généalogique de Jésus au roi David.
Vers la trentaine, chacun d’eux vivra des expériences transformatrices. Ils devront vaincre le démon ou Mara le tentateur.
Ils atteignent l’éveil à leur nature divine et retournent servir l’humanité par leurs paroles et leurs actes.
“Car le Fils de l’Homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir, et pour donner sa vie en rançon pour une multitude”. (Marc, 10.45)
“Je suis votre caution pour ne pas revenir, pour ne pas subir la lourde loi de la réincarnation”. (Itivuttaka 1.1.6)
Ils proposent une nouvelle vision de l’homme et de l’humanité dépouillée d'égoïsme, séparativité, exclusivisme.
Valeurs de générosité, compassion, ouverture à l’autre ; la Pleine Conscience, le Saint Esprit peuvent faire naître
au cœur de chacun la graine du Bouddha ou de sénevé, la nature lumineuse de l’esprit.
Ils aspirent à réformer la société en apportant une exigence morale d’application des principes. Dimension universelle
qui transgresse les convenances sociales et provoquent des réponses violentes dans leurs sociétés respectives.
Leurs morts s’expriment par des tonnerres et tremblements de terre.
“De nouveau, Jésus poussa un grand cri. Il rendit le souffle. Alors le voile du Temple se déchira en deux de haut en bas.
La terre trembla. Les pierres se fendirent”. (Matthieu, 27.50 et 51)
“Lorsque le Seigneur Béni trépassa, il y eut un grand tremblement de terre, terrible, à faire dresser les cheveux sur la tête, accompagné par un bruit de tonnerre.” (Digha Nikaya, 16.6.10)
*À Srinagar, une vieille sépulture est attribuée à Yuz Asaph, né d'une vierge en Galilée. Pour les adeptes du mouvement Ahmadiyya, rassemblant plusieurs millions d'adeptes, il s'agit de Jésus.
Ouvrant le tombeau de Jésus de Nazareth dans l'église du Saint-Sépulcre, les archéologues savaient qu'ils n'y découvriraient aucun squelette. Selon la légende, le marbre ne protège que le lit funéraire du Christ où il a été déposé après sa crucifixion. La résurrection est une croyance appuyée sur aucune preuve. Sa tombe, érigée à Srinagar, capitale du pays, fait toujours l'objet de pèlerinages.
Après avoir repris ses esprits dans la grotte du Saint-Sépulcre, Jésus est passé saluer ses disciples, a quitté la Galilée
où il lui était impossible de poursuivre sa mission, et prit la route de Damas avec sa mère. En chemin, il rencontra Saul,
le ralliant à sa cause, poursuivit sa route durant plusieurs décennies, par petits bonds vers l'Est. De très anciens écrits confirmeraient cette migration. Jésus serait arrivé dans la vallée du Cachemire, peuplée d'une partie des tribus perdues d'Israël, où il choisit de s'établir, ce que plusieurs travaux archéologiques confirmeraient.
Yuz se serait marié, aurait eu des enfants, continué sa mission divine jusqu'à sa mort.
Le Bhavishya Mahapurana, compilé en l'an 115, raconte la rencontre entre le roi Shalivahana et Jésus près de Srinagar
bien longtemps après la crucifixion. Tradition orale des Disciples de Jésus en Afghanistan.
"Shalivahan vainquit les hordes de Chinois, Parthes, Scythes et Bactriens, tira une frontière entre les Aryas et les Mlecchas, ordonna à ces derniers de se retirer de l'autre côté de l'Inde. Un jour, dans le Ladakh, il vit un homme assis sur une montagne qui semblait promettre de bons auspices. Sa peau était belle et il portait des vêtements blancs.
Il demande au saint homme qui il est.
"Je suis appelé un fils de Dieu, né d'une vierge, ministre des non-croyants, sans relâche à la recherche de la vérité."
"Quelle est ta religion ?"
"Ô grand roi, je viens d'un pays étranger où il n'y a plus de vérité et où le mal ne connaît pas de limites.
Dans le pays des non-croyants, je suis apparu comme le Messie. Mais la démone Ihamasi des barbares (dasyu) s'est manifestée sous une forme terrible ; on m'a livré à elle à la manière des non-croyants et j'ai fini dans le royaume d'Ihamasi.
"Ô roi, prête ton oreille à la religion que j'ai apporté aux non-croyants ; après la purification de l'essence et du corps impur
et après avoir cherché refuge dans les prières du Naigama, l'homme priera l’Éternel. Au travers de la justice, de la vérité,
de la méditation et de l'unité de l'esprit, l'homme trouvera son chemin vers Isa dans le centre de la lumière.
Dieu unira finalement en lui-même l'esprit de tous les êtres qui errent. Ainsi, ô roi, Ihamasi sera détruite
et la bienheureuse image d'Isa, le donneur de bonheur, restera à jamais dans le coeur ; et j'étais appelé Isa-Masih."
Après que le roi eût écouté ces paroles, il prit l'enseignant des non-croyants et l'envoya dans leur pays impitoyable."
Dans sa première époque en Inde, Jésus était connu comme Issa. Après la crucifixion, au Cachemire, comme Yuz Asaf.
“Les Disciples d'Issa, fils de Mariam" (Jésus, fils de Marie), se disent musulmans et habitent dans la région ouest
de l'Afghanistan. Leur chef Abba Yahiyya (Père Jean), érudit, connaissait les écritures, et des écritures juives,
récitait la succession des maîtres (gurus) sur 60 générations, jusqu'à "Issa, fils de Mariam de Nasara (Nazareth), le Kashmiri".
Selon la communauté, Jésus était charpentier et berger...
Les "Traditions de Masih" (l'élu) est le livre saint de la communauté. Ils ne croient pas dans le Nouveau Testament
et pensent que les Évangiles sont en partie vrais mais écrits par des gens qui n'ont pas compris les enseignements du Maître.
"Ces gens lisent et répètent une partie de l'histoire. Ils ont tout a fait mal compris le message. Nous avons l'histoire
qui nous a été dite par le Maître (Jésus), et par lui nous serons sauvés et rendus entiers. Quelques évènements de la Bible sont vrais, mais beaucoup de choses sont inventées imaginées ou mises pour des raisons moins que dignes.
Issa a vécu pendant plus de trente ans après que ces documents aient été achevés, et il nous a dit ce qui était vrai.
Jésus était le fils de Dieu parce qu'il avait atteint ce rang par sa bonté et ses sacrifices. Il était ainsi égal à une personne divine. Il est venu après Jean le baptiste qui avait lui-même atteint le plus haut degré d'évolution possible. Jean l'a baptisé par l'eau, Jésus avec l'esprit et le feu. C'étaient les trois stades de compréhension qui étaient enseignés par nos Chrétiens".
Baptême, Saint Esprit et Royaume de Dieu sont trois stades d'illumination.
Ces Suivants d'Issa ont un repas rituel, comme le dernier dîner de Jésus, mais effectué une fois par semaine.
Pain et vin consommés comme symboles des expériences de l'accomplissement de la proximité à Dieu.
Ils sont convaincus que le jour viendra où le monde découvrira la vérité sur Jésus.
3 groupes différents, dans le monde, Gnostiques chrétiens, Disciples de Jésus Afghans, Bouddhistes du Tibet
partagent une même compréhension des enseignements de Jésus totalement différente du "Christianisme".
A 5 km de Damas se trouve le lieu-dit "Mayuam i Isa" (lieu ou a vécu Jésus).
D'après la Bible, c'est près de Damas que Paul aurait rencontré Jésus, ''Actes des apôtres'', § 9.
Le père de l'église, Irénée, dans son livre "Contre les hérésies", dit que Jésus a vécu vieux en Asie,
jusqu'au temps de l'empereur Trajan (98).
Selon l'Évèque Eusèbe de Césarée (265-339), le roi Abgar 5 Ukkuma, roi d'Osrhoène (09-46), aurait demandé à Jésus
de le soigner, alors qu'il était à Damas. Jésus lui aurait envoyé son disciple Thaddée (Jude, fils d'Alphée, le cousin de Jésus). Royaume d'Osrhoène, nord-ouest de la Mésopotamie, capitale Edesse (l'Urfa turque actuelle, au nord de la Syrie).
Épisode relaté aussi par le Perse Faquir Muhammed, qui dit que, de Damas, Jésus aurait envoyé l'apôtre Thomas, à Nisibis, près d'Edesse, pour en guérir le roi avant de s'y rendre lui-même avec sa compagne.
L'historien persan Mir Muhammaddans ben Khawand mentionne une tradition concernant une visite de Jésus
et Marie-Madeleine à Nasibain (ville près de Mossoul, dans l'Irak actuelle)
"Jésus, la paix soit sur lui, a été appelé "le Messie'' parce qu'il était un grand voyageur. Il portait une écharpe de laine
sur sa tête et un manteau de laine sur son corps (comme les soufis). Il avait un bâton dans sa main et l'habitude d'errer
d'un pays à l'autre et de ville en ville.
À la nuit il restait où il était arrivé. Il mangeait des plantes, buvait l'eau des ruisseaux et voyageait à pied. Ses compagnons lui avaient acheté un cheval ; il l'a monté pendant un jour, mais comme il ne pouvait le nourrir, il l'a renvoyé.
Il est arrivé à Nasibain avec quelques-uns de ses disciples qu'il avait envoyés dans la ville pour prêcher.
Il courrait de fausses rumeurs infondées à leur sujet, le gouverneur a arrêté les disciples et appelé Jésus.
Le roi, avec toutes ses armées et ses personnes, est devenu sectateur de Jésus. La légende de la descente de la nourriture, contenue dans le saint Coran, appartient aux jours de ses voyages."
Selon les textes apocryphes "Actes de Thomas", Jésus et Thomas seraient ensuite allés à Adrapa (Andrapolis) en Paphlagonie (nord de la Turquie près de la mer Noire). Jésus aurait obligé son disciple à aller chez Gundafor, roi d'Avanti (région de l'Inde correspondant au Madhya Pradesh), qui régnait au Cachemire et dominait la Parthie (Nord-est de l'Iran à l'est de Téhéran) devenu le Pakistan (20-48). Jésus aurait rejoint Thomas à Taxila, en 47 (province du Pakistan-actuel, ancien Gandhara).
Dans le "Rouleau de Safed" ou "Rouleau de Mehgheehlla", découvert en 1882 près du lac de Tibériade, Yeshai (Jésus)
fut condamné à mort pour incitation à la rébellion contre Rome, mais parvint à s'enfuir et voyagea jusqu'en Inde.
Le livre perse "Farhang Asafia" affirme que Hazrat Isa (Jésus) se faisait appeler Yuz Asaf (chef des purifiés) et qu'il voyagea
en Perse, Afghanistan et Pakistan.
Les Ahmadis, réformistes musulmans des Indes, vénèrent un tombeau qu'ils nomment "Roza Bal" qu'ils disent être celui
de Jésus situé à Srinagar au Cachemire. Ce courant affirme que Jésus est un prophète de Dieu qui aurait été déposé
de la croix en état de coma et, soigné, serait venu finir sa vie au Cachemire jusqu'à l'âge de 120 ans.
Doctrine de l'évanouissement.
Gulam Ahmad (1839-1908), fondateur de ce mouvement, a identifié Jésus avec Yuzasaf vénéré par les musulmans.
Dans le livre "Tarikh-i-Kashmir", l'historien persan Mullah Nadri, fait mention de Yuz-Asaph/Jésus-Christ.
Six jours après sa crucifixion, Jésus aurait visité plusieurs endroits et rencontrés Zacharie, Marie et ses disciples,
puis serait parti pour une destination inconnue. À l'âge de trente-trois ans, il quitta la Palestine pour la Vallée Sacrée (de l'Indus, au Cachemire).
Jésus, sous le nom de Yuz-Asaph, intervint dans un différend entre le roi Gopananda et un de ses ministres perse, Sulaiman. Actuellement, au-dessus de la ville de Srinagar, existe encore un temple connu sous le nom de "trône de Salomon",
qui remonte au moins à 1000 av/J.c et que le Roi Gopananda avait restauré du vivant de Jésus.
L'historien Shaikh al Sa'id us Sadiq, écrit dans le "Ikmal ud din", que Yuz-asaf/Jésus est allé deux fois en Inde
et qu'il est mort au Cachemire :
"Yuz Asaf, après avoir erré dans beaucoup de villes, a atteint ce pays qui s'appelle le Cachemire. Il a voyagé loin
et est resté là et a dépensé sa vie (restante) jusqu'à ce que la mort l'ait rattrapé : il a été élevé vers la Lumière.
Mais avant sa mort, il a appelé un de ses disciples, Ba'bad, qui le servait et était bien versé dans tous les sujets.
Il lui a exprimé sa volonté et a dit : « Mon heure pour quitter ce monde est venue. Continuez votre tache correctement
et ne déviez pas de la vérité et faites vos prières (méditations) régulièrement."
Le livre ''urdu Shazada Yuzasaph wo hakim Balauhar '' (Histoire du Prince Yuzasaph et du Philosophe Balauhar) :
''Parti de cette ville, il (Yuz-Asaf, Jésus), visita plusieurs autres villes en prêchant aux gens. Puis il arriva à la capitale
du Cachemire. Alors, il appela tous les gens pour le Royaume de Dieu comme il le fit en Israël. Il resta là jusqu'au dernier jour de sa vie. À ce moment, il appela un de ses disciples, connu par le nom de Yabid, qui avait servi son maître avec beaucoup
de dévotion et obtenu un haut statut dans la succession spirituelle. Dictant maintenant sa volonté, Yuzasaph (Jésus) dit :
"Maintenant, en ces derniers moments, mon esprit est prêt à voler vers l'Unité Sacrée. Il est nécessaire pour vous tous
de suivre les Commandements de Dieu. Aucun ne devrait aller vers le mensonge en partant de la vérité. Vous devez tous adhérer aux prières (prière silencieuse ou méditation) et vous hâter vers la vérité." Tournant sa tête au nord, son visage
vers l’est, étirant ses jambes vers l’ouest, il s’en alla vers le lieu d’éternité.
Histoire corroborée par le livre ''Ain-ul-Hayat de Muhammad Hadi Muhammad Ismail''.
Le manuscrit tibétain ''Grugtha Thams-chand kyi Khuna dan Dod-Thsul Ston-pe Legs Shad Shel-gyi Melong'' traduction
d'un document chinois ancien "L'histoire des Religions et des Doctrines - le Miroir de verre".
"Yesu, professeur et fondateur de sa religion, né miraculeusement, s'est proclamé lui-même le Sauveur du monde.
Il demandait à ses disciples d'observer les dix vœux (dix Commandements), parmi lesquels il incluait la réalisation de la joie éternelle par les actions justes. Il prêchait que les actions néfastes plongent en enfer, où il y a les tourments éternels,
qu'un péché commis en pleine connaissance de cause ne peut pas être pardonné. Ceci est un des vertueux résultats
venant des enseignements du bouddha. Cette doctrine ne s'est pas propagée considérablement, mais a survécu en Asie pendant une longue période."
Selon les religieux Böhns (religion tibétaine d'avant le bouddhisme) du Tibet, Esh ou Esses (Jésus), aurait voyagé
dans leur pays et en Perse.
On dit que Jésus aurait enterré sa compagne dans la ville de Mari, près de la montagne Pindi-Point, à l'est de Taxila,
à l'ouest de Rawalpindi, à la frontière entre le Cachemire et le Pakistan.
Ce tombeau existe encore, ''Da Asthan de Mai Mari '', ''l'endroit du repos final de Marie", vénéré depuis longtemps
par les musulmans, orienté est-ouest à la manière juive, en dépit du fait qu'il est en secteur musulman.
Il ne peut être hindou, puisque les Hindous incinéraient leurs morts et dispersaient les cendres. Quand les musulmans
se sont emparés de ce secteur, au septième siècle, tous les monuments infidèles ont été détruits, mais ils ont respecté
cette tombe en tant que relique d'un "peuple du livre", chrétien ou israélite.
On trouve deux autres "tombes de Marie" dans la région : une à Kashgar, au Ladakh et une dans le Xinjian.
Il est possible que cette Marie soit Maryan (Marie-Madeleine/Marie de Magdala), que Jésus avait épousée au Cachemire,
selon la tradition du pays.
Au sud du Cachemire, à 40 km de Srinagar, entre les villages de Naugam et de Nilmge il y a la plaine Yuz-Marg (la plaine
de Yuz Asaf) et un bâtiment sacré Aish Muqam (repos d'Issa /Jésus), à 60 km au sud-est de Srinagar et à 12 km de Bij Bihara où se trouve une relique sacrée le "bâton de Moïse" ou "bâton de Jésus", que la légende locale prétend avoir appartenu
à Moïse lui-même et Jésus, peut-être pour confirmer son héritage messianique.
La tombe de Jésus/Yuz-Asaf/Hazrat Isa se trouverait à Srinagar ou elle est encore vénérée. Elle porte le nom de "Rozabal"
ce qui est une abréviation de "Rauza-Bal", signifiant le "tombeau du prophète", orientée nord-sud, selon la tradition musulmane. Mais la tombe réelle est dans une crypte, orientée est-ouest selon la coutume juive.
Une histoire du Cachemire en persan "Le Bagh-i-Sulaiman" note que Yuzu Asaph (Jésus, Asaph), était connu au Cachemire comme guide vers la vérité. Il était appelé une "bénédiction" pour les gens de la vallée de Cachemire.
Parabole de Yuz Asaf parallèle de celle du semeur dans les évangiles :
“Quand un semeur sème, quelques graines tombent sur le chemin, et les oiseaux prennent les graines. Certains tombent
sur la terre stérile, et quand elles atteignent la base pierreuse elles se désèchent. Une certaine partie tombe
parmi les épines et ne se développe pas : mais la graine qui tombe sur la bonne terre, croit et apporte son fruit.
Le semeur est représente le sage, la graine représente ses mots de sagesse. Les graines prises par les oiseaux signifient
les gens qui ne comprennent pas. Les graines sur la terre pierreuse sont comme les mots de la sagesse qui vont
dans une oreille et sortent par l’autre.
Les graines tombées parmi les épines sont comme ceux qui entendent et comprennent mais n’agissent pas en conséquence. Les graines qui tombent sur la bonne terre sont comme ceux qui entendent les mots de la sagesse et leurs obéissent.”
Jésus était un éveillé, comme le bouddha Gautama, qui transmettait un message transversal où toutes les religions
se retrouvaient. Krishna, Lao-Tseu, guru Nanak.